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GROUPE DE DISCUSSION : ECOUTE, PAROLE, ET EMPATHIE

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Pourquoi j’aime les groupes de discussion ? Parce que ce lieu d’échanges et de rencontres privilégié libère la parole, lève des doutes, autorise les questions, protège des incrédules, développe la compréhension, et la confiance.
Depuis 4 ans, j’anime des groupes de discussion, une fois par mois.
Le premier groupe réunissait 6 personnes. Aujourd’hui, nous nous retrouvons entre 15 et 20 à chaque groupe; Et, très important pour moi, ce sont des groupes qui accueillent hommes et femmes, sans préjugé et sans remise en cause.
Chacun(e) est libre de venir à un, plusieurs, ou tous les groupes proposés durant l’année.
Chacun(e) est libre de parler, ou d’écouter sans prendre la parole.
Chacun(e) est libre de partager son expérience, son témoignage, de questionner.
Les émotions ne sont pas retenues. Rires, pleurs, larmes, colères… s’expriment et leur expression est reçue avec compréhension et bienveillance. Je l’ai encore entendu aujourd’hui, après le groupe « Merci de proposer ces groupes où chacun se montre bienveillant, chacun s’écoute, personne ne juge ». 
« Merci de remettre des lumières lorsque tout semble si sombre ». 

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Chaque groupe porte sur un thème défini. Aujourd’hui, nous parlions des parents toxiques.

C’est un vaste sujet, douloureux pour beaucoup. Comment se comporter face à un ex conjoint toxique ? Comment se comporter face à un parent toxique ? Et avant tout, qu’est-ce que la toxicité ?
Car pour beaucoup, cette réponse est assez floue. Beaucoup cherchent à excuser. Ont besoin d’excuser leur(s) parent(s). Comment admettre que celui-ci ou celle-ci ne soit pas un « bon parent », un parent bienveillant, un parent qui prend soin de son enfant ? Un parent qui aime son enfant, pour ce que l’enfant est, et non pour ce que l’enfant représente et doit lui donner ?

Si la toxicité reste souvent difficile à définir, et s’il est douloureux de qualifier son parent de toxique, il est en revanche possible de parler de comportements. Comportements inscrits dans le temps, répétés, récurrents, et à force, destructeurs. Ils usent la capacité de l’enfant à se développer pleinement et à devenir autonome, et adulte. Comme un papier de verre que l’on passe sans cesse, ils polissent (sans tenir compte de la politesse), effacent toute la personnalité de l’enfant, la rendant lisse et perméable aux injonctions qu’il va recevoir.
La toxicité n’est pas passagère. Elle est permanente, même si elle semble parfois s’atténuer et même disparaître. C’est sur la durée de la relation qu’il faut la considérer. Elle commence au premier jour de cette relation, et prend fin lors de la rupture, ou bien après. Elle prend fin lorsque la victime qui subit cette toxicité en prend conscience et accepte d’y mettre un terme… pour pouvoir s’en affranchir et vivre.
(en savoir plus, demander des informations, recevoir en PDF les notes préparatoires à ce groupe : annelaurebuffet@gmail.com)

Aujourd’hui, les partages ont été riches, les émotions fortes. « Elle a recommencé. Elle m’a dit : Depuis cette été, à cause de toi, j’ai beaucoup vieilli. Et là, à 51 ans, je lui ai dit : tu es la reine de la manipulation, tu devrais avoir un Oscar ! » Une intervention qui nous a fait sourire et rire. Car au-delà de la colère contenue mais bien présente, il y avait cette envie de dire : Je suis (enfin) en vie ! Une intervention qui nous a réjouit pour la personne qui a partagé avec nous cette libération qui se met en place.
« Pourquoi ma culpabilité ? C’est peut-être encore le lien que j’ai avec ma famille, mais j’ai le sentiment que ma vie est un échec… » Autre partage, autre émotion. Des larmes d’une adulte qui espère encore, en enfant, entendre un « je t’aime ». Un simple « je t’aime », qui n’implique rien, ne demande rien. Qui donne. Uniquement.

Les expériences échangées par les uns et les autres apportent des réponses, des bribes de solutions, des réflexions, des pistes possibles. Pour accepter, pour modifier un schéma. Pour vivre.
Penser à soi pour penser à ses enfants ne fait pas une mauvaise mère (ou un mauvais père). Cela permet de se rappeler que nous sommes femmes (hommes) avant d’être mère (père). Que nous avons le devoir de protéger nos enfants et le droit de nous considérer dignes de respect, d’amour. Nous avons le droit de nous aimer.
Ne plus accepter la parole d’un parent comme parole d’évangile ne fait pas de nous de mauvais enfants. La remise en cause ne veut pas dire le refus, mais la faculté de s’approprier ce qui NOUS convient, et de laisser de côté ce qui NOUS fait du tort.

J’aime ces groupes de discussion. J’aime l’énergie qui s’en dégage. J’aime que ce soit un lieu d’échanges pour des personnes qui se sentent isolées, perdues avec leurs difficultés, incomprises. J’aime que le groupe se sépare dans les sourires, et se retrouve chaque mois, heureux de se retrouver, de partager ses nouvelles réflexions, ses nouvelles avancées.
J’aime que la bienveillance y soit de mise, et l’empathie bien présente.
Ce sont mes deux moteurs, chaque jour. Et j’aime les partager.

Anne-Laure Buffet

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