PAS DE TRÊVE DES CONFISEURS

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Dans la rue, les décorations de fin d’année ; les étoiles et les guirlandes, et les père Noël qui grimpent le long des façades.
Dans les vitrines, les jouets, les paquets, les papiers cadeaux et les rubans de couleur.
Et les voeux qui arrivent, par carte, par sms, par mail. Au téléphone.

« Joyeux Noël ! J’espère que cette année, vous pourrez enfin passez un bon Noël, de bonnes fêtes…. Nous pensons bien à vous ! »

Merci. Merci, oui, mais… Mais c’est sans compter,pour ceux qui souhaitent leurs meilleurs voeux, sincères, amicaux, affectueux, sans la résistance d’une personnalité toxique. Alors que chacun parle de la trêve des confiseurs, de la période des fêtes qui devrait apporter réconfort, soutien, amour… qui est souvent destinée à réunir, à rapprocher, la personnalité toxique use et abuse de cette période.

C’est sa semaine de garde ? Elle en profitera d’autant plus pour vous couper de tout contact avec vos enfants. Avec votre famille. Vous allez devoir agir en fonction d’elle, de ses décisions, de ses choix, de ses caprices, et de ses colères. Vous êtes réunis, vous avez prévu un repas de fête ? Elle critiquera, elle ne viendra pas à table, elle gâchera l’ambiance, elle quêtera le moindre petit détail qui ne lui convient pas pour vous le faire remarquer.

Vous avez l’espoir de vous reposer ? Elle aura besoin de vous, tout le temps, à chaque instant, puis vous fera remarquer votre fatigue, et votre incapacité à prendre sur vous, lorsque tout le monde essaie de se réjouir et d’oublier ses soucis.

Vous pensez être serein(e), avec vos enfants ? Elle vous glissera des messages vous obligeant à vous remettre en cause. Avez-vous bien fait attention à tout, et surtout à eux ? Et la culpabilité que la personnalité toxique fait naître, la crainte d’être à ses yeux, donc aux yeux de tous, un mauvais parent, remonte et ressurgit d’autant plus qu’en cette période de fête, cette période réservée aux enfants, il semble qu’aucune erreur ne soit permise.

Vous vous observez. Vous perdez en naturel. Vous redoutez Noël. La fin de l’année vous laisse un gout amer.

C’est normal. La personnalité toxique ne peut admettre que vous preniez du plaisir, le moindre plaisir, en quoi que ce soit; Incapable de se réjouir, incapable de ressentir une part de bonheur, elle s’emploie à détruire ce qui peut satisfaire sa « victime » et l’entourage de celle-ci.

La personnalité toxique abîme tout. C’est ce qui la contente. C’est ce qui la nourrit.

©Anne-Laure Buffet

11 comments

  1. Entierement d’accord avec la description du fonctionnement de la personnalité Toxique !
    C’est deja une etape importante que d’en prendre consciense et de l’accepter …..La deuxieme etape est me semble-t-il LE Pourquoi d;un tel fonctionnement ????

  2. Anne, je ne sais vraiment pas s’il faut chercher à comprendre ce type de fonctionnement, j’ai juste le sentiment qu’il faut fuir, mettre de la distance et couper tous les ponts, le pont émotionnel me paraît être le plus résistant.
    Avec cette période de Noël ma résistance a lâché, j’ai cédé à la culpabilisation, tenté encore de laisser une dernière chance, de pardonner, de rétablir le contact…et je me suis ramassée encore une fois. Je n’ose même pas trop le dire autour de moi car on me dira que je cherche le bâton pour me faire taper et c’est vrai. Je n’arrive pas à être froide et distante comme je le devrais alors j’y retourne, encore et encore, l’impression de devoir agir contre nature.
    C’est profondément injuste quand on a donné tant et tant de présence, de soutien, d’écoute de se faire encore reprocher d’abandonner l’ amie, de ne pas comprendre sa détresse, d’être une amie minable en quelque sorte…

    1. Oui, c’est injuste. Mais la première des justices est celle que l’on s’accorde : le droit de dire non, de dire stop, le droit de se moquer du regard des autres, mais pas du regard que l’on s’adresse devant la glace…

  3. Je ne sais pas s’il faut chercher à comprendre ce type de fonctionnement, j’ai juste le sentiment qu’il faut fuir, couper tous les ponts, le pont émotionnel me paraît être le plus résistant.
    Avec cette période de Noël ma résistance a lâché, j’ai cédé à la culpabilisation, tenté de laisser une dernière chance, de pardonner et rétablir le contact …et je me suis ramassée encore une fois. Je n’ose pas le dire autour de moi car on va me dire avec raison que je cherche le bâton pour me faire taper. Je n’arrive pas à être froide et distante comme je le devrais, l’impression d’agir contre nature. C’est profondément injuste quand on a donné tant et tant de présence, de soutien et d’écoute de se faire reprocher d’abandonner l’amie, de s’éloigner, de ne pas comprendre, d’être une amie minable en quelque sorte…je ne supporte plus ce chantage affectif.

  4. Complètement déculpabilisé depuis la découverte dès le 25/11 des vidéos et de ce site sur les PN, j’ ai repris contact avec l’ avocat pour le divorce, mais l’ aimant toujours… un peu et l’excusant parce que « malade » il sera dur de couper les ponts, malgré tout, sans parler de la situation économique actuelle. Pour les fêtes de Noël je me suis censuré les repas familiaux entre autres, malgré ses supplications. Plus de faux semblants. J’ ai évité ainsi tous les désagréments personnels liés à attaques, moqueries, dénigrements « publics »…… et la situation serait presque du coup inversée, elle le vit très mal, mon absence, face à sa famille. Dommage pour mes enfants, présents, mais ils sont majeurs, sous emprises, aussi, et un jour ils comprendront, j’ espère. Pour le premier de l’ an, je ne l’ accompagnerai pas non plus avec ses amis. Je choisi de sortir de mon coté…….. Je dis cela, mais j’ ai peur de la suite, de l’ inconnu dans lequel je plonge. Tout perdre alors que l’ on est pas responsable, si, d’ avoir supporté si longtemps une situation incompréhensible.

  5. Premières fêtes de fin d’années sans lui depuis 10 ans !! Et vous savez quoi ?
    J’ai ri ! Je me suis sentie bien, heureuse, libre, sereine, belle, drôle.
    Je n’ai pas eu besoin de me surveiller, de m’inquiéter, de jouer un rôle !
    J’ai été moi et j’ai tellement aimé cela :-
    Le lendemain, j’ai failli craquer car il avait envoyé un gentil mot à notre fils et qu’il lui avait gentiment parlé au téléphone.
    J’étais à deux doigts de lui envoyer un texto pour lui dire joyeux noël et lui dire qu’on pensait à lui. Mais non ! Ce n’était pas vrai. Pour la première fois nous ne parlions pas de lui ! Il n’était plus le centre de NOS VIES !
    Tous nos enfants étaient auprès de moi, libres eux aussi.
    Alors tant pis s’il était seul pour les fêtes, tant pis s’il trouve ça injuste où triste, car il n’a que ce qu’il mérite.
    Il avait une famille aimante qu’il a maltraitée durant des années.
    Nous nous sommes libérés.
    Et ne pas l’appeler pour les fêtes, ce n’est pas le maltraiter, mais se sauver de lui, c’est nous respecter nous-même… Enfin.
    Je souhaite tellement que vous tous, encore englués dans des toiles gluantes et douloureuses, vous puissiez enfin parvenir à vous en libérer et réapprendre à vivre !
    C’est mon souhait le plus cher pour la nouvelle année qui se projette.
    Un peu en retard car je rentre seulement aujourd’hui de chez mes enfants… Joyeux noël… et un peu en avance car pour le réveillon du nouvel an je serai chez une amie, oui !! une amie de laquelle il ne m’aura pas séparée !! Une bonne fin d’année.

    1. Bravo Malissa vous avez bien agi et réagi .En effet tant pis pour lui s’il est seul il l’a cherché alors pas de culpabilité inutile vivez pour vous maintenant avec vos enfants Je vous souhaite une belle année

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