FUIR… MAIS OÙ , ET COMMENT ?

Lee_Jeffries_Portraits_de_SDF_07

La victime d’une personnalité toxique, lorsqu’elle comprend la relation destructrice dans laquelle elle est engagée, s’entend le plus souvent dire : « Quitte-le (la), sauve-toi, protège-toi, fiche le camp, FUIS !!! »

Et, face à une personnalité toxique, il n’y a pas grand chose d’autre à faire. Il faut fuir. Se mettre à l’abri. Protéger ce qui n’a pas encore été atteint. Se reconstruire. Ce qui ne se fait pas d’un simple claquement de doigts. Il faut du temps. Il faut s’accorder ce temps, ce qui implique avant tout : être patient. Continuer souvent à faire le dos rond, à encaisser, avec un espoir né de la constatation que le « mal » n’est plus quotidiennement présent. Et ne jamais oublier de se féliciter d’être parti(e).

Oui, il faut fuir.
Mais la majorité des victimes de harcèlement moral et de personnalités toxiques dans le couple se retrouvent face à un problème majeur : et les enfants ?
Partir un beau matin, un sac dans une main, les enfants dans l’autre, a des conséquences lourdes, voir définitives. Parce que cela demande des moyens matériels… Fuir oui, mais pour aller où ? Il faut pouvoir se reloger. Le logement est un de axes de bataille du ou de la PN : « regardez comment mes enfants vivent maintenant… avant ils étaient bien logés… ». Et au-delà de la culpabilité d’avoir causé une séparation, au-delà de celle bien plus forte qu’entretient la personnalité toxique, il y a le regard extérieur, où se mêlent incompréhension et jugement.

Fuir, oui. Mais partir du jour au lendemain, c’est déclarer la guerre à la personnalité toxique. Elle ne peut admettre qu’on la quitte. Elle ne peut supporter ce qu’elle ne considère être qu’un rejet et une attaque contre sa « divine » personne. La personnalité toxique se plaçant au dessus de tout et de tous, agissant et considérant qu’elle seule SAIT ce qui est bon et ce qui ne l’est pas, elle n’admet pas la remise en cause. Or, partir, ce n’est pas la critiquer, c’est attaquer directement tout ce qu’elle est.

Fuir, oui. Quand c’est encore possible, psychologiquement. Quand la personnalité toxique n’a pas réduit le psychisme de sa victime à néant, ne l’a pas transformé en champ de ruines. Car fuir, c’est démarrer un nouveau combat. Long, difficile, hasardeux. C’est un combat pour vivre, certes. Mais c’est un combat de chaque instant, qui demande des forces et que ces forces soient entretenues et nourries, chaque jour.

Fuir, oui. Quand le terme urgence ne s’applique plus, quand la mise en danger morale, psychologique, physique, est constante. Mais la victime est alors si affaiblie que si son entourage ne l’entend pas, elle n’arrive souvent plus à agir seule.

Fuir, c’est avant tout avoir un état d’esprit qui permette de le faire. C’est, avant l’action, une prédisposition. Face à une personnalité toxique, la fuite se prépare.

Aussi, lorsque la victime réalise qu’elle est sous emprise, lorsqu’elle entend : « il faut fuir », la première des fuites n’est pas de l’autre côté de la porte, elle est dans la tête.
Fuir, c’est déjà libérer son esprit des filets dans lesquels la personnalité toxique l’a enfermé. C’est s’appuyer chaque jour sur cette nouvelle certitude : « Je vais bien, l’autre est dangereux et me détruit ». C’est s’accorder chaque jour un minimum de temps pour soi, hors du contrôle de la personnalité toxique. C’est s’autoriser à nouveau le rêve, l’imagination, l’espoir.
Ce n’est pas provoquer. C’est respirer.

NB : Les articles du blog sont destinés à tous… Nous sommes bien conscients que chaque cas est particulier.
Ces articles sont écrits à titre informatif et préventif, afin de s’adresser au plus grand nombre.
Les réponses peuvent être différentes en fonction des personnes et des circonstances.
N’hésitez pas à nous contacter à : associationcvp@gmail.com

©Anne-Laure Buffet

15 comments

  1. Cet article me touche tout particulièrement car en effet, je n’ai eu que la fuite comme solution. 500 kilomètres entre nous.
    Pour autant, avec le recul (cela fait 9 mois que je suis partie) je réalise que je suis partie en plusieurs temps.
    Tout d’abord la fuite urgente fin janvier.
    En cela mon bourreau m’a été d’une aide précieuse ! Puisque qu’il a été ce jour là d’une telle violence que j’ai eu très peur pour moi et notre fils. Je suis allée à l’autre bout de la France chez l’une de nos fille.
    Je suis revenue au bout d’un mois pour tenter de le raisonner et de lui faire admettre qu’il serait mieux pour tous, lui, moi et les enfants que j’aille m’installer dans le sud le temps qu’il faudrait pour nous reconstruire séparément et qu’ensuite, il pourrait venir nous rejoindre (je l’aimais encore, je n’avais pas encore compris que son attitude était consciente).
    En 2 jours il m’a fait vivre un tel calvaire que j’ai fuit à nouveau, définitivement cette fois.
    J’ai d’abord dormi dans des hôtels avec notre dernier fils (autiste de 9 ans à l’époque).
    Puis avec l’aide de ma mère je nous ai trouvé un logement à quelques mètres de la mer. un havre de paix et j’ai pu inscrire mon fils dans une école spécialisée.
    Mais en vérité je n’étais pas encore libérée !!
    Coups de téléphone incessants, nuits et jours, mails tantôt plein de tendresse, tantôt pleins de menaces, tentatives de séduction mélangés à des cris, des insultes, des pleurs comme quoi il était seul, que je l’avais abandonné, que je le séparais de son fils…
    Il m’a remis la main dessus. J’ai cru à nouveau qu’il était possible de reconstruire quelque chose. Une amitié particulière.
    C’est seulement cet été, alors que l’incessante valse des reproches et des mots doux s’est enchaînée d’une manière insupportable que j’ai réalisé que rien n’était possible.
    Je lui ai écrit une lettre comme quoi je ne voulais plus jamais rien à voir avec lui et que j’avais percé à jour sa toxicité et sa perversité.
    Je n’ai plus jamais répondu à ses messages à ses appels.
    Et ce n’est qu’en trouvant des articles sur le Net, dont ce site, que j’ai réalisé ce que je vivais depuis 10 ans.
    Voilà… 9 mois après la fuite de notre maison (dont je suis propriétaire mais dans laquelle il vit), et en mettant enfin un nom à mon cauchemar, je me suis libérée. .
    Car lorsque je suis partie de chez nous, je n’avais pas encore compris.
    Pour dire que oui, la fuite est d’abord un état d’esprit. Il faut réaliser pourquoi on fuit, ce qu’on fuit et ce qu’on veut faire de sa vie ensuite.
    J’ai eu la chance infinie d’avoir ma mère, mes grands enfants et une amie à mes côtés.
    Seule, je ne pense pas que j’y serais arrivée. En tous les cas, pas aussi vite, pas aussi bien.
    Mon fils est heureux aujourd’hui. Il ne veut pas revoir son père pour l’instant, il en a peur.
    Tout le volet juridique est à venir. Mais quand on a les yeux ouverts, tout est plus facile.

    1. Valérie, je profite de ce message pour vous remercier pour la confiance que vous témoignez, pour vous féliciter pour votre force qui vous permet de raconter, et pour vous dire que vos témoignages et votre partage sont nécessaires à tous.
      Merci encore

      1. Merci Valérie pour votre témoignage. J’ai fait la même chose il y 20 mois. On a la justice à dos à cause des enfants… mais on vit bcp mieux, une excellente opportunité de travailler sur soi également.

      2. Les mots ont toujours été mes amis, je suis dans le langage depuis toujours et c’est comme ça que j’ai élevé mes 5 enfants.
        Mais c’est pour ça aussi qu’il m’a fait si mal car il ne se servait pas du langage pour communiquer, mais pour détruire.
        Je ne sais pas si j’aurai votre courage pour continuer de témoigner lorsque je serai sortie de tout ça. Il me semble que j’aurai plutôt envie de tourner la page. Mais pour l’instant j’ai envie de donner de l’espoir aux personnes qui sont dans le doute et l’épuisement.
        Oui c’est dur, oui ça demande du temps. Mais il est possible de s’en sortir et de réapprendre à vivre pour soi.
        Nous le méritons autant que n’importe qui.
        Merci à vous ! Pour cet espace d’échange.

  2. … et les enfants ? c’est effectivement la question centrale qui se pose dans l’article, mais du côté des mamans. Car je suis un papa et j’ai fuis. Je me suis enfuis et du coup, sans mes enfants. La question des enfants est à double [triple ?] tranchant : j’ai fuis, sans plus rien : sans maison, sans argent, sans voiture, sans enfants, mais j’ai fuis.
    Alors, la question des enfants est centrale, oui, et pour les papas elle revêt des aspects multiples : on fuit mais il ne faut pas que nos enfants pensent que nous les fuions eux… Sans compter qu’un papa qui fuit doit reconstruire son estime de soi, comme une maman je l’imagine. Je ne veux pas que mon message soit perçu comme une revendication des papas contre les mamans, loin s’en faut, mais je voulais témoigner que l’on peut être un papa et fuir, sans ses enfants…
    Et le combat continu car les enfants demeurent l’essentiel d’un papa qui fuit. Dans les situations surréalistes que vivent les personnes exposées à une personnalité toxique, on en vient à tout supporter, à se faire à tout, à se dire que l’Etre humain peut s’adapter en toutes circonstances… il en est une insupportable : vivre sans ses enfants au quotidien. Là, la nature profonde exprime la douleur, le poids, la colère…
    On peut fuir dès lors qu’on est prêt à assumer les conséquences de sa fuite : c’est ainsi que j’ai compris ma propre fuite, ma mise à l’abris.
    Bien à vous.
    Olivier

    1. Et pourquoi les papas ne fuiraient pas en emmenant aussi les enfants ? Ils savent maintenant s’en occuper et les enfants sont aussi victimes de leur maman PN, non ?
      Pas normal que la ou le malade garde les enfants et que l’autre en soit privé : c’est la double peine.

  3. Oui, les enfants… Il m’a mise à la porte en me jetant avec la feuille d’impôts à payer. Je ne suis pas rentrée, cela va faire 2 mois. Je n’ai revu mon fils que 2 fois. Quelques heures. Ca fait très mal. A chaque fois, les paroles du Pn père dans sa bouche. J’étais très proche de mon fils. Même un mauvais parent a le droit de serrer son enfant dans ses bras. Depuis 2 mois, j’en suis privée. C’est un combat de tous les jours, de toutes les heures, de toutes les minutes. Je suis devenue le mauvais parent mais qu’importe, je n’ai plus cette pression, ce stress permanent. Je peux enfin repenser par moi même. Et j’ai espoir que mon fils finira par revenir.
    Pour le moment, il est sous l’emprise du père, mais comment le prouver à la justice…. Très manipulateur, et d’une telle mauvaise foi
    Un jour, très gentil : Tu peux prendre S quand tu veux, c’est pas moi qui t’en empêcherai, mais je ne sais pas ce qui se passe, tes messages, tu t’y prends mal avec lui, tu ne sais pas y faire, il est très perturbé….
    J’arrive à rentrer en communication avec mon fils qui accepte de passer la journée avec moi. Quelle joie, pleins de projets et puis Message du père ; je t’interdis de voir S sur un de tes caprices, tu le déglingues et je t’interdis d’impliquer untel par contre il y a çà à payer et çà à payer. Payer, payer, toujours payer…..
    Du coup, complètement vidé je ne vois pas mon fils…..
    Mais, je garde espoir.
    Grâce à votre site, aux amis, à ma famille qui me soutiennent. Je me dis que le plus dur est fait. Je ne suis plus sous son emprise permanente. J’ai tout perdu, financièrement c’est très difficile, mais je commence à être libre…..

  4. Nous nous retrouvons doublement victimes de cette perversité et destruction ! En effet en plus de perdre notre conjoint ,notre famille , nous perdons aussi tout le reste ,tout ce qui a fait notre vie durant les annees de marriage : l’estime des enfants ,la maison ,la voiture ,les souvenirs ,……et et et !!!!
    Pour l’instant, je suis dans 1 chambre depuis 6 mois avec une voiture louee pour me rendre au travail avec qqles vetements et mon ordi ! après 25 ans de don de soi et d’amour ,c’est un peu difficile à avaler mais j’ai gagné ce qui est le plus important pour un etre humain :la dignité qui sera confirmée lors d’un proces.
    Est -il possible d’avoir eu besoin d’autant d’annees pour realiser combien la destruction etait quotidienne ? combien la manipulation etait presente et combien le non amour du PN etait bien reel ????

    1. Non seulement c’est possible… mais c’est, malheureusement, normal. Plus le PN est structurellement accompli, c’est à dire que sa séduction, puis son emprise, vont être fortes et invisibles aux yeux de tous, plus il faut du temps pour réaliser. Cela n’a rien à voir avec une faiblesse qui pourrait être imputée à la victime…

    2. je comprends ton ressenti..moi aussi j’ai failli quitter la maison avec ma fille de 14 ans..mais je ne l’ai pas fait…car j’avais peur de la réaction de mon conjoint….en plus je n’avais pas de travail donc aucun revenu pour payer l’hotel…j’ai réalisé que je devais commencer mes procédures de divorce..j’ai donc contacté un avocat et déposé une main courante au commissariat de police pour dénoncer ses violences..il est tombé sur la main courante car il fouillait partout..quand il a lu le contenu de la main courante, il s’est mis dans une colère noire et a aussi été au commissariat de police pour leur dire que ma déposition était fausse…que je le traitais de pervers, de nazi etc…et le 1ER novembre 2012, je suis rentrée dans son bureau pour demander du scotch il m’ a dit: » démmerdes toi »..;je lui ai dit qu’il était « vache »..et je suis retournée dans ma cuisine..j’étais baissée et là j’ai senti quelque chose qui me piquait…c’était un verre épais qu’il m’a brisé sur la tête…police pompier et 4 mois de prison avec sursis car j’ai déposé plainte..mais mon conjoint nie encore son acte violent et dit que je l’ai provoqué..c’est un accident d’après lui…et il s’est plaint d’avoir passé 2 jours en garde à vue..il dit que je suis une menteuse..mais il oublie de dire, que le jour ou ça s’est produit, il était dans une rage pas possible depuis le matin, il critiquait systématiquement ce que je faisais, je n’avais pas le droit de me servir de la photocopieuse…il me disait :  » tu t’en achèteras une quand tu travailleras »…c’était l’enfer et je pressentais que quelquechose de grave allait se passer..car il y avait de la haine dans son regard..son visage me faisait peur..et quand ma fille venait, il changeait de visage et était redenu gentil…comment peut on devenir aussi toxique????c’est impensable…

  5. Effectivement. Sans nul doute. Fuir pour limiter la casse.

    Pour ma part, dans cette situation, décider de fuir est un réflexe de survie, la respiration vitale, la première pierre à poser pour s’autoriser (enfin) à faire face à une situation faite d’évitements et de reproductions de schémas éducatifs aussi stériles que douloureusement aveuglants.

    Cependant, cet acte fondateur je ne me le suis pas permis lorsque j’ai enfin ouvert les yeux.
    Je ne pouvais pas imaginer laisser mes enfants, pour une bonne série de raisons.
    J’ai donc commencé dans ma tête, et dans mon cœur. Le second donnant du courage à la première.

    Je gardais le contrôle sur ce qui pouvait arriver aux enfants en restant sous le même toit qu’eux. Je n’avais pas besoin de les avertir du changement radical de mon état d’esprit. J’avais juste à être encore plus attentif à ce qu’ils pouvaient exprimer et surtout à ne pas exprimer.
    Dan mon cas, la famille au sens large a été un cercle sur lequel je me suis appuyé en découvrant ou approfondissant les vertus et la tendresse de certains oncles et tantes. Il s’agissait d’ouvrir mes enfants à d’autres réalités, car des moments difficiles allaient se présenter. Instinctivement, je me suis mis à agir en mode félin, comme une lionne qui sait poser et défendre ses limites. De nouvelles limites, vu ma cécité jusque là !

    En posant deux phrases, très concises et acérées, j’ai pu obtenir le départ du parent manipulateur au bout d’un an. Départ théâtralisé – qu’est-ce ça peut être con et stupide ce genre de psychopathe ! – et assorti de vols et détournements. Ce fut le début d’une attitude criminelle délibérée de la part du conjoint floué dans son rôle de victime éternelle.

    Heureusement, un an plus tard, une JAF a eu l’intelligence de trancher sans effort aucun pour ma partie. C’est à dire pour mes enfants avec moi comme seul pilier identifié et valable. Ouf !

    Je veux préciser ici qu’on ne peut présumer d’aucun jugement. Je l’ai goûté quelques années plus tard, lorsqu’un sous-**** de juge à décider de m’emmener avec mes enfants bouffer le trottoir. Après la procédure d’Appel, je veillerai à ce qu’on s’occupe de ses neurones avec discrétion.

    La patience est notre arme. Utilisons-là à bon escient. En sachant nous mettre la tête à l’envers, en décidant cette fameuse rupture.

    Fuir la situation morbide est la première bouffée d’oxygène, le début de la révolution. Prendre 180°.

    Je ne suis décidément pas (ou mal) blindé : je tombe de ma chaise en réalisant ce que vivent Valérie et Anne, par exemple. Encore une fois. Régulièrement je redécouvre le champ de l’impossible à concevoir. Et je conseille énorme prudence et infinie patience dans la détermination, à toutes et à chacun.

  6. moi je m’en suis sortie car le 1ER novembre 2012, mon conjoint m’a brisé un verre épais de mac do sur le crâne…quand j’ai vu le sang couler, j’ai tout de suite fait le 17 , la police est arrivée et j’ai osé porté plainte contre mon conjoint car j’ai du aller aux urgences…j’ai eu 7 points de suture….mon conjoint a été condamné à 4 mois de prison avec sursis….cette violence physique a fait suite à du harcèlement moral à haute dose: il me faisait des reproches sans arrêt, j’étais une incapable, une mauvaise mère, une mauvaise épouse, tout ce que je faisais était mal fait, il n’y avait que lui qui faisait bien les choses, quand j’oubliais d’acheter du sel, il hurlait comme une furie….quand il y avait de la vaisselle dans l’évier, il hurlait comme une furie…il était tjrs en colère…en plus les derniers temps, il s’était réfugié dans l’alcool…c’était l’enfer…il dénudait aussi les fils électriques….pourquoi? je n’en sait rien…alors évidemment il n’y a pas de témoin, donc mon conjoint me disait: c’est à faire valoir…il disait que je racontais des histoires…et bien non….je dis la vérité…et maintenant je parle….
    il a même mis de la moutarde sur le sexe d’un enfant de 4 ans dont j’avais la responsabilité en tant qu’assistante familiale…mais j’ai honte!!!!et je pourrai en raconter encore plus…j’aimerai tant être entendue par le juge qui va s’occcuper de mon divorce…comment prouver au juge que tout ce que je dis est vrai??????c’est là mon dilemme….et en plus, j’ai du interrompre mon travail à cause de la violence de mon conjoint, et maintenant, j’ai 59 ans et je suis sans emploi avec 2 ados de 15 et 20 ans!!! je fais quoi? si quelqu’un pouvait m’aider ou me conseiller ce serait sympa…merci

  7. Bonjour, vous ne parlez tous ici dans les commentaires et dans l’article, que des victimes en tant que conjoint-conjointe mais quand il s’agit de ses propres parents (dans mon cas, ma mère âgée de plus de 90ans) …. on ne peut pas « divorcer » d’avec ses parents non ? alors c’est autrement plus difficile quand, à cause de la dépendance, sénilité qui s’ajoute, je dois gérer indirectement presque tout ce qui la concerne en restant éloignée, en fuite d’elle ! Alors qu’elle habite à environ 500 mètres de chez moi, seule … Elle refuse d’aller en maison de retraite etc…. Je réalise qu’elle m’a pourrie toute ma vie depuis 64 ans….
    Quand l’entourage ou les gens qui s’occupent d’elle vous font comprendre que vous êtes une fille indigne, qui ne s’occupe pas de sa mère, qui ne va pas la voir, qui ne prend pas de ses nouvelles….. qui décline les repas de famille parce qu’elle y est présente …
    TRES DUR A VIVRE !
    Merci de vos réponses et de votre soutien !
    Cordialement.

  8. mon commentaire que j’avais écrit là, hier soir n’y est plus … pourquoi ? ou pour quelle raison il a été censuré ? merci de votre réponse. Cordialement

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