RÉVEIL AUTOUR DU HARCÈLEMENT SCOLAIRE

Le 8 février, Matteo, 13 ans, mettait fin à ses jours. Quatre mois plus tard, une enquête préliminaire est toujours en cours. Le geste fatal du collégien pourrait être associé au harcèlement dont il était victime. Des parents ont créé une association pour aider les enfants ainsi déstabilisés.
des parents de Savoie viennent de créer une association d’entraide et de prévention autour du harcèlement en milieu scolaire. Des parents qui ont reçu le soutien de la famille du collégien. L’association est encore modeste, trois membres, mais la motivation est grande. Les fondateurs veulent mettre en place un dispositif d’alerte avec permanence téléphonique et soutien psychologique.

L’association « Les Parents – veille éducative »

Permanence téléphonique : 06.27.32.59.69

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À NOTER : 10% des enfants sont victimes de harcèlement. 3 à 4 % sont des harceleurs. Les filles sont plus souvent victimes que les garçons. Les 12-14 ans sont les plus exposés. 25% ont entre 9 et 11 ans. 28% ont entre 15 et 17 ans. 9% ont été affublés d’un surnom méchant. 1/4 des 8-17 ans sont victimes d’incivilité sur leur réseau social. 100% des victimes sur la toile sont (au début en tout cas) des victimes scolaires. 60% des harceleurs sont aussi victimes de harcèlement. À 24 ans, 60% des harceleurs ont un casier judiciaire. 80% des élèves harceleurs le deviennent sur le net. Que faire si votre enfant est victime de harcèlement ? Contacter l’encadrement du collège. Conserver les traces numériques (messages sms e mails). Déposer plainte à la gendarmerie. Numéros utiles : Net écoute : 0800 200 000 Stop harcèlement à l’académie : 0800 00 96 34 Agir contre le harcèlement à l’école : 0808807010 Services départementaux de l’Education Nationale : 04 68 11 58 00.

ET LE CYBER HARCÈLEMENT ?

Après le harcèlement à l’école, le cyber- harcèlement guette, dès le retour de l’enfant dans l’intimité de sa chambre. Il faut prendre au sérieux les petites souffrances endurées par les enfants. Aux adultes de les détecter et de les dénoncer avant qu’il ne soit trop tard. Partant de plusieurs exemples concrets, dramatiques souvent, relatés dans la presse, Frédéric Barrouilhet avait pour but de sensibiliser les parents au harcèlement et au cyber-harcèlement qui menacent tous nos enfants. Jeudi 23 mai dernier, à la médiathèque du collège Joseph- Anglade, un film a été projeté suivi d’un discours très clair de l’intervenant. Dommage que seulement 25 personnes aient assisté à la séance… sur les centaines qui ont reçu l’invitation pour y participer. « Qu’on ne vienne plus nous dire qu’il se passe des choses au collège et que personne n’agit ! », a souligné en substance le principal, Alain Faubel. L’exposé est parti du suicide d’une adolescente, qui avait vu ses photos intimes passer le net : « Toutes les 30′, un ado se suicide », a précisé Frédéric Barrouilhet. Mais le harcèlement sur le net suit toujours un harcèlement à l’école. Donc, c’est là que parents et enseignants doivent être vigilants. La violence répétée, qu’elle soit verbale ou physique, ne doit pas être banalisée. Le moindre quolibet, ou surnom que les copains jugent anodin (par exemple, ‘binoclard’), ou d’origine communautaire, ethnique, religieuse, ou visant le premier – ou le dernier – de la classe, peut attirer les regards sur l’enfant et l’enfermer à jamais dans un enfer, dont il ne sortira pas tout seul. Les témoins, ceux qui filment, ceux qui rient sont les complices du harceleur. Tous doivent savoir que le harcèlement est un délit pénal, assimilé à l’incitation à la haine. Quand le harceleur est identifié, on peut et il faut agir. Mais quand il s’agit du cyber-harcèlement, alors on ne sait pas toujours ce que cache un ‘profil facebook’. Un soi-disant ami peut être un dangereux prédateur ! Des milliers de gens peuvent récupérer des photos et détruire la réputation d’un(e) jeune. Quant au téléphone portable, autorisé par les parents pour rester en contact avec leurs enfants, il peut aussi être mal utilisé ! Par ailleurs, des études anglo-saxonnes ont prouvé sa dangerosité : il faut l’éloigner du cerveau, du cœur et du sexe. En outre, Frédéric Barrouilhet rappelle qu’il doit être éteint la nuit, pour préserver un sommeil réparateur. Or les appels en plein rêve déstructurent et empêchent le repos et la récupération. D’où fatigue, état d’insécurité, perte d’envie d’aller à l’école, mauvaises notes, manque de confiance… et l’enfant devient une cible fragile pour les mauvais copains. L’intervenant a insisté sur l’attention à porter à un enfant « qui change d’attitude du jour au lendemain. Il faut faire verbaliser les faits. Sanctionner, c’est bien, éduquer c’est mieux ». Frédéric Barrouilhet, référent de l’équipe mobile de sécurité, a un discours sans détour.

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